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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 08:25

La parabole des outres dans Matthieu 9.16/17, nous rappelle que pour recevoir la fraîche bénédiction de Dieu, il nous faut avoir des outres neuves. Dieu voudrait nous inonder de sa fraîche vie d’en haut, mais s’il nous voit venir avec nos vieilles outres, alors il ne nous donnera pas sa bénédiction, parce qu’elle va se perdre.

Ces vieilles outres peuvent être l'image de nos traditions religieuses, de nos habitudes, de nos coutumes traditionnelles, de nos rites ... si nousvoulons les conserver sans nous remettre en cause alors nous courrons le risque de ne pas pouvoir accueillir le vin nouveau d'une onction fraîche. Si nous sommes prêts à changer nos habitudes, à nous remettre en question, à revoir nos pratiques routinières, alors Dieu va pouvoir verser son vin nouveau.

Dieu n’a que faire d’un esprit religieux traditionnaliste qui refuse de se remettre en question. Dieu cherche des hommes et des femmes qui se laissent transformer par le renouvellement de l’intelligence, il cherche des novateurs. Attention ! En disant cela je ne prône pas la recherche d’un déferlement de nouveautés, qui plaisent à ceux qui veulent entendre des choses agréables, non, je prône un retour aux Ecritures, un retour tel qu’il puisse mettre en cause nos certitudes basées sur des traditions. Des novateurs comme : Luther, Calvin, Zwingli, Wesley, Finney, Taylor, Carey, Dunant, Booth, Seymour ... des hommes qui ont bouleversé le paysage religieux en leur temps. Dieu ne peut rien donner à des hommes religieux engoncés dans leurs certitudes inébranlables. Il cherche des hommes et des femmes qui accepteront, sous l’autorité des Ecritures, d’être les outres neuves pour cette génération.

Que Dieu nous aide à accepter, chacun pour notre part, d’être transformés par le renouvellement de l’intelligence. A accepter de nous remettre en cause dans notre manière de vivre la vie chrétienne, à accepter de désapprendre ce que nous avons appris, c'est-à-dire accepter de ne pas être des consommateurs mais des producteurs, non des spectateurs mais des acteurs. Nous voulons vivre en accord avec les Ecritures tout ce qui concerne les ministères, et le sacerdoce de chaque croyant.
Quelqu’un a dit : La tradition religieuse c’est le souvenir de la foi vivante de ceux qui sont morts, le traditionalisme c’est la pratique d’une foi morte par ceux qui sont vivants aujourd’hui.

Le traditionalisme est toute pratique religieuse qui s’oppose à la liberté de l’Esprit, c’est une forme de légalisme qui impose des règles non fondées, c’est vivre dans la nostalgie des gloires du passé. Le traditionaliste ne se pose pas de questions sur le pourquoi et le comment des choses qu’il pratique. Il a vu faire ces choses, alors il les fait.
Nous voulons abandonner les pratiques basées sur des traditions et entrer dans les pratiques de ce qu’enseignent les Ecritures.

Osons nous poser des questions sur nos pratiques religieuses et confrontons-les à l’autorité des Ecritures. Soyons honnêtes et n’usons pas d’une dialectique religieuse pour justifier nos pratiques si elles diffèrent de ce qu’enseigne la Parole de Dieu. Veillons en cela à ne pas ressembler aux religieux du temps de Jésus mentionnés dans Matthieu 15.3 : ‘Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?’

Paul Calzada

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